QuI SuiS-Je ????

QuI SuiS-Je ????
Je suis Homo ?

L'identité sexuelle est encore aujourd'hui un sujet qui intrigue...

A l'adolescence, cette identité commence peu à peu à s'affirmer et l'individu apprend à connaître ses désirs, ses préférences et ses doutes...

Beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle « catégorie » ils appartiennent. Cependant chacun vit sa sexualité différemment et toutes expériences n'est pas définitives. Ainsi, éprouver une affection particulière pour une personne du même sexe, ne signifie pas forcément être homosexuel. Il faut, pour répondre à ces questions, prendre le temps de se connaître et de connaître ses attirances... étapes nécessaires pour la recherche d'un équilibre.

Mais le besoin d'appartenance et la peur de la différence poussent beaucoup d'individus à vivre dans l'ombre et dans le mensonge, sous le poids d'une pression sociale.
De plus, la faible représentation d'homosexuels dans les médias, la télévision, l'absence dans les collèges ou les lycées d'espaces de discussion et d'information autour de la sexualité, donnent souvent l'impression au jeune homosexuel d'être seul et incompris... Cette sensation est souvent renforcée par un entourage hostile aux homosexuels (parents, amis homophobes....)

La peur du jugement, du mépris et de la solitude est souvent une pression quotidienne que traverse l'individu. L'homophobie présente et lancinante et une barrière à la liberté qui pousse à cacher toute attirances ou désirs à caractère homosexuel...

Mais même invisible, l'homosexualité existe dans tout les milieu...

Bien souvent vous pensez malheureusement être seul et incompris, pourtant sans vous en apercevoir, vous croisez tout les jours des personnes qui partagent les mêmes désirs, attirances et peut-être même, les même angoisses.

# Posté le mardi 08 février 2005 12:43

Modifié le dimanche 13 février 2005 05:44

Le CoMiNg OuT

Le CoMiNg OuT
Le coming-out est le processus par lequel un gai ou une lesbienne reconnaît et plus généralement accepte son orientation sexuelle.

Cette phase d'acceptation peut être vécue de façon différente selon les individus, leur âge, leur caractère, leur place dans la société ou au sein d'un groupe, ou encore selon leur religion et leur appartenance ethniques. Mais chaque personne est libre de savoir quand il souhaite dévoiler sa sexualité, c'est une décision individuelle prise lorsque la personne se sent prête.

Mais bien souvent la peur des discriminations, des insultes, de l'abandon ou du rejet poussent les homos à rester cachés. Les jeunes ont peur de l'intolérance de la part des membres de la famille, d'être chassés du toit familial, d'être référés en psychothérapie voire même d'être molestés. Au-delà de ces craintes toutefois, de nombreux jeunes, ne craignant pas les représailles de leur famille, se sentent coupables de décevoir les espoirs de leurs parents ou les plans que ceux-ci nourrissaient à leur égard.

Prendre conscience de son homosexualité représente l'étape clé de la vie gaie.

Cependant ce processus de reconnaissance de l'identité gaie se fera de nombreuses façons dans le temps, dans l'environnement et dans la société. Le processus commence d'abord par une prise de conscience personnelle, suivie du dévoilement à un cercle de personnes de plus en plus étendu. Ce processus peut compter plusieurs étapes bien définies comportant toujours des incertitudes. Les adolescents décrivent parfois cette cristallisation de l'homosexualité tout simplement comme une prise de conscience. D'autres ne se disent « sortis du placard » qu'au moment où ils ont abordé la question avec des intimes ou encore s'ils ont actualisé leur orientation dans un mode de vie gaie.
La phase d'acceptation de l'orientation sexuelle varie selon les individus, et les plus ouvert agrandissent plus rapidement le cercle des personnes qui « savent », et développent une véritable identité sexuelle qu'ils n'hésitent plus à exposer ouvertement à la famille, aux amis, aux collègues et même aux personnes inconnues. Chaque personne trouve un équilibre personnel pour déterminer dans quelles circonstances elle dissimulera son orientation et celles où elle la dévoilera.

Mais l'équilibre trouvé au cours de l'adolescence n'ai parfois pas définitif et il est peut-être susceptible de varier, selon les personnes.

II semblerait qu'une dizaine d'étapes précèdent " le processus de sortie" que l'on définit généralement comme l'identification de soi comme homosexuel, le dévoilement aux autres et l'affirmation de soi comme personne homosexuelle.
Ces étapes, qui peuvent d'ailleurs se vivre dans un ordre tout à fait différent et qui ne sont pas nécessairement toutes vécues pour une même personne, sont
1- Sentiment d'être différent (entre 9 et 13 ans);
2- Période d'isolement;
3- Recherche d'information sur l'homosexualité;
4- Premiers attouchements sexuels,
5- Reconnaissance de son homosexualité (entre 13 et 1 7 ans);
6- Préparation du terrain : poser des questions, tester les réactions, etc.;
7- Recherche de pairs pour fins d'amitié;
8- Modifications relationnelles ou comportementales,
9- Révélation d'indices et de sous-entendus par rapport à son orientation sexuelle;
10- Scénario de sortie : dévoilement de son orientation sexuelle.



Comment le dire aux parents?

Tous les parents sont différents. Certains ne changent jamais d'idée et ne tolèrent aucunement la remise en question ou la différence. D'autres se montrent raisonnables et compréhensifs. D'autres se situent entre ces deux extrêmes en ayant des réactions qui dépendent des situations ou des sujets.

Selon votre relation avec vos parents, et la façon dont ils vous parlent et vous écoutent, vous avez pu vous faire une idée de leurs opinions sur des questions comme l'homosexualité et de la réaction qu'ils auraient face à un homosexuel. Avant de prendre la décision de dévoiler votre orientation sexuelle à vos parents, vous devez vous poser un certain nombre de questions :

Êtes-vous à l'aise par rapport à votre identité sexuelle?
Êtes-vous proche de vos parents?
Dépendez-vous de vos parents, financièrement ou affectivement?
Avez-vous un réseau d'amis ou de personnes pour vous aider ?
Avez-vous beaucoup de choses à dire et vous sentez-vous capable de les dire à vos parents?
Essayez de répondre à ces questions le plus honnêtement possible et rappelez-vous qu'il est important de voir vos parents de la manière la plus objective possible avant de prendre la décision de leur parler franchement...

Par ailleurs, il est possible qu'à cause de certains événements dans la vie de vos parents, il soit difficile de parler ou de discuter de votre identité sexuelle avec eux. L'heure du dîner, la période des vacances, les réunions familiales ne sont peut-être pas les meilleurs moments pour leur annoncer la nouvelle.
Mais il se peut aussi qu'il s'agisse d'occasions idéales pour le faire, en fait, vous seul le savez.

Certaines personnes sont d'avis que le meilleur moyen est de passer le message indirectement, en en parlant par exemple à un frère ou une s½ur, une tante ou un ami de la famille, ou en écrivant une lettre adressé à l'un des deux parents ...

# Posté le dimanche 13 février 2005 11:43

Modifié le vendredi 25 février 2005 08:35

FeMMeS DaMnéeS

FeMMeS DaMnéeS
Comme un bétail pensif sur le sable couchées,
Elles tournent leurs yeux vers l'horizon des mers,
Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
Ont de douces langueurs et des frissons amers.

Les unes, coeurs épris des longues confidences,
Dans le fond des bosquets où jasent les ruisseaux,
Vont épelant l'amour des craintives enfances
Et creusent le bois vert des jeunes arbrisseaux ;

D'autres, comme des soeurs, marchent lentes et graves
A travers les rochers pleins d'apparitions,
Où saint Antoine a vu surgir comme des laves
Les seins nus et pourprés de ses tentations ;

Il en est, aux lueurs des résines croulantes,
Qui dans le creux muet des vieux antres païens
T'appellent au secours de leur fièvres hurlantes,
Ô Bacchus, endormeur des remords anciens!

Et d'autres, dont la gorge aime les scapulaires,
Qui, recélant un fouet sous leurs longs vetêments,
Mêlent, dans le bois sombre et les nuits solitaires,
L'écume du plaisir aux larmes des trouments.

Ô vierges, ô démons, ô monstres, ô martyres,
De la réalité grands esprits contempteurs,
Chercheuses d'infini, dévotes et satyres,
Tantôt pleines de cris, tantôt pleines de pleurs,

Vous que dans votre enfer mon âme a poursuivies,
Pauvres soeurs, je vous aime autant que je vous plains,
Pour vos mornes douleurs, vos soifs inassouvies,
Et les urnes d'amour dont vos grands coeurs sont pleins!


Charles BAUDELAIRE

# Posté le jeudi 24 février 2005 11:33

Modifié le mercredi 07 septembre 2005 12:44

HoMoPaRenTaLiTé

HoMoPaRenTaLiTé
L'homoparentalité, ou la nouvelle conception de la famille...


De nombreuses études démontrent qu'il n'existe pas de différences significatives entre une famille dite « conventionnelle » c'est-à-dire dont les deux parents sont de sexe opposés, et les famille homo parentales.

Cependant certains pensent que le désir, pour un couple homosexuel d'avoir des enfants est égoïste et insensé. Idée appuyée par les arguments suivants :

- l'argument souvent mis en avant est la souffrance que pourrait vivre l'enfant face à la réaction de ses camarades et entourage. Ces craintes sont fondées mais dans la pratique il est reconnu que les méchancetés que peuvent dire les enfants entre eux sont souvent le reflet de ce qui se dit à la maison, de plus tous les "homo parents" s'accordent à dire que lorsque la situation est officialisée et expliquée aux enseignants et aux camarades les choses se passent très bien.

- certains prétendent que les enfants sont moins équilibrés parce qu'ils consultent beaucoup plus les pédopsychiatres. Mais si ces chiffres sont vrais il faut prendre en considération que les parents homosexuels sont beaucoup plus inquiets du bien être de l'enfant et que c'est pour cette raison qu'ils consultent régulièrement.

- le principal argument contre l'éducation d'enfants par des couples homosexuels est le référant homme-femme.
Les spécialistes insistent sur le fait que l'enfant a besoin d'un référant homme et d'un référant femme, la crainte étant que l'enfant ne côtoies que des hommes ou des femmes.

Mais tous ces arguments ne sont pas fondés, et malgré la situation actuelle en France, il est pourtant simple de trouver réponse à ces prétextes bien vite avancés.

Premièrement, beaucoup de spécialistes estiment qu'un enfant serait plus heureux dans une famille homo parentale qu'à la DASS (les spécialistes ne sont j'imagine pas les seuls à penser ainsi...).

De plus, le désir semble t'il « égoïste » d'avoir un enfant, est beaucoup plus réfléchit pour un couple homosexuel, qu'hétérosexuel.
En effet celui-ci recherchera d'avantage le bien-être et le bonheur de leur enfant, face à son acceptation comme enfant issu d'un amour homosexuel.

L'équilibre d'un enfant est fondamental, et la présence d'un homme pour les couples lesbiens et d'une femme pour les couples gay est importante. Cependant, il est évident que les couples homosexuels ont aussi des relations avec leur famille et/ou des ami(e)s où l'enfant pourra rencontrer d'autres référents; et ce n'est pas que de la différence homme femme dont l'enfant a besoin mais aussi d'un équilibre dans les rôles ( ex: amour/autorité ).

Il faut savoir aussi qu'une majorité de couples homo-parentaux sont en fait des couples co-parentaux où l'enfant a une maman, un papa, l'ami(e) de la maman et l'ami(e) du papa.

Face à l'argument du référant vient une question : interdit t'on la garde aux parents où le père ou la mère élève seul(e) son enfant suite à un décès, un divorce, ou à la non reconnaissance de l'enfant par un des partenaires. N'est ce pas plus difficile pour l'enfant que d'avoir des parents homosexuels mais qui sont présents et qui s'aiment ? Une étude prouve pourtant que les enfants élevés par deux parents de même sexe s'adaptent mieux que ceux élevés par un seul parent. ( cf. "pediatrics in review" N°15 )

Les principaux cas d' homoparentalité :

- Enfant né dans le cadre d'une relation hétérosexuelle précédente.

Un des deux parents pour des raisons de pression familiale ou de non acceptation de sa préférence sexuelle vie en couple hétérosexuel.
Lorsque le parent en question décide de vivre sa différence il y a séparation et l'enfant est souvent gardé par les deux parents à tour de rôle. Suivant l'age de l'enfant, les conditions et sur conseil d'un pédopsychiatre le parent annonce souvent son homosexualité à son/ses enfant(s), ce qui se passe bien dans la majorité des cas. Les spécialistes estiment que l'annonce doit être faite très tôt.

Situation comparable à un couple divorcé et recomposé

- Enfant né dans le cadre d'une procréation entre une femme et un homme, l'un des deux ou les deux étant(s) homosexuel(s)

L'enfant est ensuite gardé à tour de rôle par les deux parents/couples et est bien conscient d'avoir un père et une mère.

Situation comparable à un couple divorcé et recomposé.


- Enfant né par insémination artificielle (interdit en France)

Cette situation est plus difficile pour l'enfant quand il ne connaît pas son père.
Il existe pourtant des cas ou le donneur est connu et même parfois côtoyé par l'enfant.

Situation comparable à un couple stérile ou l'enfant ne connaît pas forcement son père biologique.

- Dans le cadre d'une adoption ( impossible pour un couple mais légalement autorise pour un célibataire )

Un célibataire peux adopter sans discrimination sur sa sexualité mais en pratique il est conseillé de taire son homosexualité. ( hypocrisie dénoncée par de nombreux politiques )
Le bien de l'enfant est le plus important et c'est pour cette raison que les conditions d'adoptions demandées par la DASS sont aussi draconiennes mais la sexualité ne peu et ne dois être un critère discriminatoire. La France ayant ratifié le traité d´Amsterdam, qui, dans son article 13, condamne toute discrimination en raison de “ l´orientation sexuelle ” se rend hors la loi par de telles pratiques. (cf. LeMonde)

Situation comparable à une adoption dans un couple hétérosexuel classique et ou l'enfant ne connaît pas toujours ses vrais parents biologiques. L'enfant apprendra souvent plus tôt son adoption dans le cas d'une famille homo-parentale, ce qui est beaucoup moins traumatisant.


Les familles homo parentales existent déjà en France, l'adoption est possible au Danemark, en Hollande, dans certains états américains et en Suède (seule l'adoption de l'enfant de son/sa conjoint (te) est possible). Le plus gros danger est la réaction de la société face à ces différences mais les peurs et rejets pourront êtres désamorcées par une bonne information.

La famille homo parentale n'est pas la vision idéalisée de la famille mais existe t'elle vraiment à une époque ou la diversité des familles n'a jamais été aussi importante ?

L'important n'est pas de savoir si c'est une bonne façon de concevoir la famille, c'est que les enfants soient heureux et les études le démontrent depuis plus de dix ans, ils le sont.

# Posté le jeudi 24 février 2005 14:52

Modifié le vendredi 04 mars 2005 06:45

QueLqueS StAtiStiQueS

QueLqueS StAtiStiQueS
Le mal de vivre des homosexuels

80 % des jeunes homosexuels mènent une double vie et n'assument pas leur homosexualité.
10 % environ des homosexuels refoulent totalement leur homosexualité
5 à 10 % seulement des homosexuels sont bien dans leur peau
45 % des homosexuelles et 36 % des homosexuels avouent être tenaillés par le désir d'enfants.
20 % des homosexuels seraient des hommes mariés

(Homosexualité masculine pourquoi ? Ecologie humaine, 1998) (SOFRES 1997 pour le Nouvel Observateur "Les français et l'homosexualité" repris par Têtu ; octobre 2000)

Si vous appreniez que votre fils est homosexuel

20 % : Je serais profondément choqué et je ferais tout pour le faire changer.
51 % : cela me ferait de la peine mais je le laisserais vivre comme il veut.
13 % : si possible je chercherais à le faire changer.
14 % : cela ne me gênerait pas.

(SOFRES pour le Nouvel Observateur ; 1997)

Comportement des français face aux homosexuels

52 % des français trouvent choquant qu'un homosexuel soit professeur dans le collège de leurs enfants,
47 % affirment qu'ils ne le seront pas.

(SOFRES,1997)

52 % des français trouvent choquant qu'un homosexuel soit président de la république,
46 % affirment qu'ils ne le seront pas

(SOFRES,1997)

L'homosexualité est une maladie que l'on doit guérir : 23 % en 1997 des français approuvaient cette phrase.
Contre 42 % en 1973

Relation avec la famille et les proches

41 % des français trouvent choquant qu'un membre de sa famille proche soit homosexuel (18 % tout à fait choquant et 23 % plutôt choquant)
54 % des français ne trouvent pas choquant qu'un membre de sa famille soit homosexuel (20 % plutôt pas choquant et 34 % pas du tout choquant)

(BVA pour Psychologies ;1998)

Les français sont choqués :

63 % par un couple d'homosexuels qui s'embrassent dans un lieu public
46 % par l'existence de manifestations ou de défilés homosexuels
36 % de voir un couple d'homosexuels se tenir par la main dans un lieu public
24 % par l'existence de bars ou de lieux de rencontres fréquentés principalement par des homosexuels

(Sondage Le Monde/IFOP ;1996)

Rapport sur l'homophobie réalisé par les ligues de soutien

Dans la vie quotidienne :

S.O.S. Homophobie (association créée dans le but de venir en aide aux homosexuels victimes de discriminations ou d'agressions)
1999 : Sur 334 appels reçus :

23 % des appels concernaient les lesbiennes (complots, insultes, menaces, dégradations matérielles, vol, violences...au quotidien).

Dans le monde du travail :

30 % des appels concernent l'homophobie au sein du travail (par l'employeur ou les collègues). (S.O.S. Homophobie 1999)

Evolution

En 1995, 58 % des Français considéraient déjà l'homosexualité comme une manière acceptable de vivre sa sexualité ; ils sont 61 % en 1998, 71 % en 2001. Que 37 % seulement des 75 ans et plus soient de cet avis, contre 82 % des 18-24 ans, rappelle si besoin était le fossé qui sépare les générations.

Au total, nous sommes encore loin d'une société idéalement ouverte et tolérante. Mais l'intolérance a régressé, notamment au cours des toutes dernières années.

(Media-g.net)

# Posté le samedi 26 février 2005 15:39